LEPS

Welcome to the Health Education and Practices Laboratory (LEPS EA 3412)

Avant-propos suite à la publication du journal Le Monde (en)

A son origine en 1976, en tant que centre collaborateur de l’OMS pour le développement des personnels de santé, les travaux du LEPS étaient consacrés à la problématique de la formation des personnels de santé. Il s’agissait, par l’amélioration pédagogique des formations initiale et continue, d’anticiper et d’accompagner les changements qui s’opéraient dans le milieu de la santé. Cependant, la pédagogie médicale, tel est le nom donné à ce champ de recherches et de développement, n’a pas rencontré en France un écho favorable permettant à des chercheurs de se consacrer pleinement à leurs travaux et de créer des unités spécialisées comme il en existait dans d’autres pays.


C’est ainsi que vers la fin des années 80, le LEPS a connu une forme de révolution puisque son savoir-faire pédagogique s’est adressé au patient chronique, contribuant ainsi à définir un champ de pratiques et d’études : l’éducation thérapeutique du patient. La pédagogie du patient qui en découlait, consistait à favoriser chez le patient son apprentissage, à gérer au quotidien une ou plusieurs maladies. Il s’agissait pour les soignants d’un changement en profondeur puisqu’ils conféraient à des patients des compétences de soin loin de leurs pratiques de simples conseils. En retour, cet apprentissage du patient, devenu essentiel dans son traitement, a modifié durablement son statut. Le patient est devenu un acteur à part entière de ses soins tandis que le soignant voyait sa fonction d’éducateur renforcé. Pour le LEPS, il s’agissait alors de soutenir le développement de l’éducation thérapeutique en conduisant des recherches et en promouvant son enseignement dans les formations initiale et continue des professionnels de santé. D’une certaine façon, l’éducation thérapeutique permettait de renouer avec la pédagogie médicale.
C’est vers les années 2010, que les travaux portant sur l’engagement des patients sont venus renforcer les recherches sur l’éducation thérapeutique. Parmi celles-ci, des études concernent les patients « sentinelles » qui possèdent la compétence de repérer précocement des signes infra-clinique. D’autres études visent à caractériser sur le plan pédagogique le statut et rôle des patients éducateurs qui interviennent auprès de leurs pairs dans les programmes d’ETP. Mais un mouvement plus large que représente l’engagement des patients a conduit le LEPS à s’interroger sur la participation des patients à différents niveaux du système de soins au delà du champ de l’éducation thérapeutique. Pour cela, la perspective du patient point d’orgue de leur intervention est essentielle à qualifier pour déterminer leur contribution. Cette dernière dépasse largement un simple témoignage, un point de vue. Elle représente une épistémologie fondée sur un « éprouvé théorisé ». Le LEPS l’étudie et en signale les apports dans les domaines des éducations en santé, de la qualité des soins, de l’organisation des soins et de la formation des professionnels de santé.
Cette évolution de thématiques de recherche n’est pas spécifique au LEPS. D’autres laboratoires dans le monde ont connu une trajectoire semblable. La particularité du LEPS est de maintenir des liens entre les différents champs. Une analyse systémique favorise la compréhension des relations entre la formation de soignants, les éducations en santé et l’engagement des personnes dans la définition de nouvelles organisations des soins. Les relations entre ces trois champs constituent dorénavant un objet de recherche du LEPS.

Gross O, Ruelle Y, Gagnayre R. Les patients enseignants, une révolution dans la formation des médecins » Le MONDE 12.09.2016

Quelles collaborations avec les patients dans la qualité de soins ? Journée du lEPS 2016, Vendredi 14 octobre

Rémi Gagnayre, Directeur LEPS EA 3412
https://leps.univ-paris13.fr/index.php/fr/

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